26.01.2006
Six profils alimentaires en France (voire plus...)
Ce lien (ci dessous) est le compte rendu d'une table ronde qui a eu lieu dans un lycée de Troyes.
Il fait état de de la géographie des régimes alimentaires en France.
L'intervention du premier spécialiste (G. SALEM) montre une disparité des régimes selon les régions françaises.
Le second (S. RICAN) indique que l'obésité est passée de 11% en 1987 à 20% en 2000 concernant les jeunes...
Le docteur (JC DESENCLOS) a lui étudié les risques infectieux d'origine alimentaire.
Et enfin le dernier intervenant (B. LACROIX) a lui aussi étudié le problème de l'obésité mais dans le département de la Lorraine uniquement.
Ce qu'il faut retenir de cette table ronde de spécialites c'est que en France "pays de la bonne bouffe" des différences existent selon les régions:
· Bretagne et Nord-Pas de Calais constituent deux profils proches : faible consommation de fruits et légumes
· Méditerranée et sud-ouest : forte consommation de fruits et légumes ;
· Alsace et nord de la Lorraine : consommation réduite de fruits et légumes ; consommation de volailles ;
· Du Massif Central aux Alpes et au Jura : consommation typique des régions de montagne ;
· Reste de la France : consommation équilibrée
L’étude a aussi permis de faire deux constats : les populations des campagnes et des villes ont les mêmes régimes (ainsi, à Toulouse, on ne mange pas comme à Lille mais plutôt comme à Bordeaux et dans le Sud-Ouest en général) ; il ne semble pas qu’il y ait uniformisation des pratiques alimentaires en France.
lien du document original:
http://xxi.ac-reims.fr/fig-st-die/actes/actes_2004/compte...
Pour aller plus loin dans l'analyse, je viens de dénicher une étude intéressante du CNDP montrant la diversité gastronomique des régimes en France.
Malgré la menace de l'uniformisation des goûts due en partie par la standardisation des produits manufacturés mais aussi par le rythme de vie toujours plus stressant en ville principalement causant la déstructuration des repas, la culture culinaire française, fondée en grande partie sur la richesse de recettes liées à une origine géographique, résiste sensiblement à l'uniformisation des goûts.
D'après une étude du Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), il est possible de caractériser non plus six mais dix grandes « régions alimentaires », selon les produits qui y sont consommés habituellement (voir cartes ici).
Carte 1. Principaux aliments surconsommés
Carte 2. Principaux aliments sous consommés
On y relate aussi la fameuse opposition Nord/Sud concernant le beurre et l'huile d'olive. (et autres huiles)
Enfin, l'article explique les corrélations qui apparaissent entre le mode d'alimentation et les taux de mortalité selon les régions.
Un projet de santé publique (l'Etude Monica, réalisée sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé) a comparé les mortalités cardiovasculaire et totale avec les habitudes alimentaires à Lille, Strasbourg et Toulouse.
A lire ici pour comprendre pourquoi le taux de mortalité est plus faible à Toulouse.
Et on nous rappelle que plus on mange de légumes, de fruits (riches en vitamines, en antioxydants ou en fibres) et de graisses végétales, moins on risque de développer une maladie coronarienne. À l'inverse, les graisses saturées et les viandes, utilisées en trop grande quantité, nuisent à la santé.
Sources :
http://www.cndp.fr
http://fr.wikipedia.org
http://xxi.ac-reims.fr/fig-st-die/actes/actes_2004/compte...
18:35 Publié dans Résultats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Que mangerons-nous demain!?
Suite aux différents outils comme google alerte, je viens de trouver un article d'aujourd'hui, parlant de ce que nous mangerons demain. (on verra bien dans quelques années si cela était vrai...)
Non ce ne sera pas des pilules! Faisons un tour de table des aliments qui garniront nos assiettes.
Au menu : alicaments, OGM et aliments " pratiques ".
Face aux différents problèmes de santé qui existent, les alicaments semblent être un marché de l'avenir.
L'idée des produits-médicaments (les alicaments) est née au milieu des années 1980 au Japon. Comme le dit Gérard Pascal, responsable de la direction scientifique nutrition humaine et sécurité alimentaire (NHSA) à l'INRA . " Les pays asiatiques n'ont jamais clairement fait la distinction entre aliments et médicaments. J'ai découvert ce concept alors que j'assistais à un symposium sur la nutrition et le vieillissement à Tokyo ".
En effet, aux Etats-Unis de nombreux produits ont déjà une autorisation pour mentionner des reventications santé telle que "aide à prévenir le cancer", "réduit l'hypertension artérielle" ou "réduit le risque d'ostéoporose..."
8 mentions ont été autorisées par la FDA (Food and Drug Administration) à lire ici pour les non-anglophones.
Selon cet article les OGM auraient aussi de belles perspectives.
" Le recours aux manipulations génétiques permet d'obtenir plus rapidement des plantes ou des aliments débarrassés d'éléments défavorables ou au contraire dopés de nouvelles substances positives. "
Toujours selon cet article faisant référence à Jean-Luc Volatier, chargé de la prospective au Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie ), " Le développement des aliments pratiques à utiliser devrait constituer l'une des principales tendance de demain ".
On appelle aliments pratiques, les produits visant à nous rendre la vie plus facile en nous faisant gagné du temps. Exemple les repas pris aux fast food, les aliments prédécoupés, prélavés etc...
sources : Anne Gerstenhaber du site besok.com
http://www.besok.com/canevas.cfm?page=homme/zoom/hom_man3... --> lire l'article en entier.
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25.01.2006
Première véritable étude sur les produits bio et les Français.

Les produits bio sont des produits fabriqués selon un cahier des charges bien définis (notamment par l'absence d'OGM). ce sont en général des produits fabriqués par des entreprises ayant une réelle conviction en un mode de développement plus sain et plus naturel. On définit un produit étant bio si il est composé d'au moins 95 % d'ingrédients issus de l'agriculture biologique.

Il faut savoir que les règles sont strictes et que l'entreprise ou l'agriculteur est controlé par des organismes indépendants eux même accrédités par le COFRAC par exemple (reconnu par le gouvernement)
Selon ce sondage, 37 % des Français consomment régulièrement des produits bio. (+ d'une fois par semaine) et 17 % en consomment au moins une fois par semaine
Enquête CSA qualitative en face à face à domicile auprès d'un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française (sexe, âge 18 ans et plus, cat. socio-professionnelle, région et taille d'agglomération).
Pour se renseigner sur les autres labels de qualité (AB, AOC, Max Havelaar...) rendez-vous sur ce lien.
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